Pourquoi
L'idée en trois minutes.
Douze minutes entre Jean-Jaurès et Basso Cambo. Quarante personnes dans la même rame, chacune dans son casque. Il ne se passe rien.
Ce n’est pas grave. Mais ça pourrait être autrement.
Une question à un inconnu. Un coup de main pour une poussette. Ça ne demande pas grand-chose.
Discuter et écouter, c’est la même chose
Une rame où tout le monde parle et personne n’écoute serait invivable. Les deux vont ensemble.
Quelqu’un qui écoute sa musique au casque est dans l’esprit du projet. Quelqu’un qui lit, qui dort, qui regarde par la fenêtre aussi.
La seule chose qui en sort, c’est d’imposer son son aux autres. Haut-parleur, appel en mains libres, vidéo à volume ouvert.
Ça existe déjà, mais pas ici
Des réseaux ferroviaires proposent depuis vingt ans des voitures dédiées au calme. Ça marche.
Au Royaume-Uni, des compagnies de bus ont tenté l’inverse : des « chatty buses », montés avec des associations de santé mentale.
Personne, à notre connaissance, n’a essayé sur un métro urbain. Le détail est ici.
On commence petit
Un rendez-vous. Une voiture. Une heure. Pas de budget, pas d’autorisation à demander.
Si ça marche, on ira le raconter à ceux qui décident.
Ce que ce n’est pas
Une croisade contre le silence. Le casque n’est pas le problème. C’est même la solution polie.
Une police du comportement. Aucune sanction, aucun signalement, aucun name-and-shame. Le règlement des transports s’occupe déjà du bruit.
Un projet Tisséo. Aucune affiliation, aucun partenariat, aucun logo.
Une application de rencontres. Pas de profils, pas de géolocalisation, pas de mise en relation.